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Résidence Instagram d’Emmanuel Osahor

Résidences Instagram “Human Touch”

L’Imagier vous dévoile aujourd’hui son nouveau projet de résidences Instagram “Human Touch”. Des artistes émergents sont invités à ponctuer le fil d’actualité et les stories du compte Instagram de L’Imagier de leur propre production artistique et de contenu qui inspirent leur créativité.

Emmanuel Osahor

À partir de demain et durant toute la semaine, nous aurons le plaisir de vous présenter le travail et l’inspiration actuels d’Emmanuel Osahor, un artiste d’origine nigériane, basé à Guelph en Ontario. De par ses peintures, ses installations et ses photographies, il porte un regard critique sur les conditions humaines inhérentes à la société contemporaine et sur sa conception utopique qui prête à discussion. Malgré tout, les paysages et les natures de l’artiste portent aussi une forme d’espoir empreinte d’empathie. Cette réflexion trouve un écho troublant par rapport à la situation dans laquelle nous sommes depuis près d’un an déjà. Suivez ses interventions, contemplez ses créations et laissez-vous charmer par leur bienveillance !

Restez à l’affût !

Suivez la résidence d’Emmanuel sur Instagram : https://www.instagram.com/l.imagier/ 

 

Jour 1 : Lundi 22 février 2021

Pour cette résidence, je partagerai avec vous quelques projets récents, des photographies sur le vif de mon studio, quelques-unes de mes influences et pour célébrer le Mois de l’Histoire des Noirs, je partagerai également quelques poèmes de poètes noirs qui ont inspiré ma production en studio. N’hésitez pas à laisser des commentaires et à me faire savoir ce que vous pensez tout au long de la semaine ! 

Emmanuel Osahor, Untitled (Garden series), collage, jet d’encre sur papier, 2020.
Emmanuel Osahor, Untitled (Garden series), collage, jet d’encre sur papier, 2020.

Jour 2 : Mardi 23 février 2021

Ces collages proviennent d’un récent projet intitulé “Garden Series”. Au cours des trois dernières années, j’ai documenté des jardins que j’ai utilisés comme modèle pour mes peintures, installations et maintenant collages. Ce qui m’attire dans le jardin en tant que tel, c’est son potentiel pour discuter des idées autour de l’espoir et de la beauté tout en encourageant la complexité due à l’échec, au travail acharné et à la mort inévitable qui sont nécessaires pour faire naître un jardin.

C’est devenu une métaphore utile pour moi, car mon travail cherche à examiner la complexité inhérente à l’idée d’utopie, en soulignant la nécessité de l’espoir dans les moments difficiles.

Emmanuel Osahor, Untitled (Garden series), collage, jet d’encre sur papier 2020.
Emmanuel Osahor, Untitled (Garden series), collage, jet d’encre sur papier 2020.
Emmanuel Osahor, Untitled (Garden series), collage, jet d’encre sur papier 2020.

Jour 3 : Mercredi 24 février 2021

En voici un peu plus sur mon processus… Ma pratique artistique est menée par la curiosité matérielle. Mon atelier est donc constamment en désordre ! Pour ces collages, j’ai imprimé des photographies de jardins que je conservais depuis les 3 dernières années, et je me suis permis un processus très intuitif, qui vient assez naturellement avec la pratique du collage.

Mon but avec ces collages était de créer des “points de vue compositionnels” dans lesquels la vision de la photographie deviendrait similaire à l’expérience que d’être physiquement présent dans le jardin, où vous pouvez regarder une fleur, mais vous pouvez aussi sentir le soleil sur votre peau, et où vous êtes également conscient de toutes les autres plantes à la périphérie de votre vision. Pour ce faire, j’ai déplacé les points de vue prévisibles dans l’image, en créant des compositions qui prennent un peu de temps à comprendre pleinement.

Emmanuel Osahor, Untitled (Garden series), collage, jet d’encre sur papier, 2020.
Emmanuel Osahor, Untitled (Garden series), collage, jet d’encre sur papier, 2020.

Jour 4 : 25 février 2021

Aujourd’hui, je pense avec gratitude à l’incroyable héritage des artistes et des créateurs noirs dont la vie et les pratiques me permettent de faire ce que je fais aujourd’hui. Lorsque j’ai commencé à réaliser ces collages, je regardais le travail de l’artiste américain Romare Bearden, dont les œuvres célébraient l’héritage et la communauté afro-américaine. Je suis attiré par son travail de par son habileté à manier la couleur et l’abstraction. Dans les collages de Bearden, la fragmentation devient décorative et invitante.

Romare Bearden in his Long Island City studio. Photo de Frank Stewart, Oxford University Press.
Romare Bearden, Circe Turns a Companion of Odysseus into a Swine (détail), 1979, Sérigraphie, 22 x 29,75 pouces, Jenkins Johnson Gallery.

Un autre artiste qui m’inspire est Kerry James Marshall. Je trouve que ses représentations des espaces de jardin atteignent un équilibre unique entre la beauté et la complexité.

Kerry James Marshall, Past Times, 1997, acrylique et collage sur toile, 289,6 × 396,2 cm. Metropolitan Pier and Exhibition Authority, McCormick Place Art Collection, Chicago.

Jour 5 : 26 février 2021

Pour conclure cette semaine passée ensemble, j’aimerais partager avec vous une chose en particulier qui m’a permis de continuer malgré cette pandémie… et c’est par la poésie. Je me retrouve à lire et à écouter beaucoup de poésie quand je suis à l’intérieur et en dehors du studio. Cela a influencé la façon dont je pense à mon travail et m’a permis de me recentrer au milieu de l’incertitude permanente de cette saison.

Emmanuel Osahor, vue détaillée d’Untitled (Garden series). Collage, jet d’encre sur papier, 2020.

La première personne dont je voudrais partager les mots est le poète américain Ross Gay, dont les livres « Catalog of unabashed gratitude » (2015) et « The book of delights » (2019) ont été de chers compagnons ces derniers mois. Ces poèmes fonctionnent de la manière dont j’aimerais que mon travail fonctionne, ils créent un espace de beauté capable de contenir le chagrin et l’anxiété les plus intenses grâce à la priorité qu’ils accordent à la beauté et à l’espoir. Vous pouvez également trouver certains de ses travaux sur poetryfoundation.org. Faites-en la lecture et faites-moi part de vos impressions !

La deuxième personne est bien sûr Maya Angelou, dont le « Still I Rise » (1978), est devenu un mantra pour moi, alors que j’avance dans la vie. Selon moi, le refrain « Still I Rise » parle d’une volonté d’espoir dans un moment d’incertitude et d’oppression. Encore une fois, vous pouvez trouver ce poème sur poetryfoundation.org. Lisez-le et dites-moi ce que vous en pensez !

Ce fut un cadeau de partager avec vous tous ce moment ! Je vous remercie de l’intérêt que vous portez à mon travail et de vos aimables commentaires ! Salutations chaleureuses !

Portrait d’Emmanuel, 2021.

Entrevue

Vous avez été nombreux à nous suivre cette semaine et nous voulons vous remercier de tout coeur pour votre soutien

Pour conclure cette première édition du projet de résidences Instagram “Human Touch”, nous vous proposons de découvrir une entrevue surprenante entre Emmanuel Osahor, artiste invité, et Leonore-Namkha Beschi, directrice de L’Imagier. Ensemble, ils reviennent plus en détail sur les concepts clés de sa pratique et ses inspirations.

Découvrez les oeuvres d’Emmanuel sur son site internet : https://www.eosahorart.com.

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