Passer au contenu principal

Le travail en soi / The work itself / El trabajo de uno

Endroit Centre d'exposition L'Imagier

Dates 15 août 2020 — 27 septembre 2020

Heure de début Débute à 10 h 00

Commissaire / Curator / Curadora : Nuria Carton de Grammont

 

(La versión en español sigue)

 

Après un peu plus de cinq mois de fermeture temporaire, l’équipe de L’Imagier ouvre ses portes au public le 15 août prochain avec l’exposition Le travail en soi / The work itself / El trabajo de uno de la commissaire Nuria Carton de Grammont. Si le thème de l’exposition s’est défini bien avant le déclanchement de la crise sanitaire, les enjeux soulevés par celui-ci sont d’autant plus d’actualité aujourd’hui. Explorant le concept du travail non seulement comme activité économique, mais également dans sa dimension socio-culturelle, les artistes abordent des questions sensibles telles que le mode de productivité croissant, l’écologie, la déterritorialisation ainsi que les notions d’identité et d’appartenance qui en découlent.

 

Au cœur de cette exposition se rencontrent les œuvres de trois femmes artistes, Ifeoma U. Anyaeji (nigérienne), Maria Ezcurra (latino-canadienne) et Meera Margaret Singh (indo-canadienne). Suivant leur propre expérience de migration, elles unissent leurs voix pour envisager le travail dans une perspective de déracinement. La commissaire, Nuria Carton de Grammont, conçoit d’ailleurs l’exposition comme un pôle de réflexion géopolitique. Elle explique : « [le travail] représente ici une action de revendication identitaire dans son rapport à la construction du territoire autant géographique que sensoriel ».

 

Il y a également, au cœur de cette proposition, une volonté de porter une attention particulière au système de production néolibéral et de renouveler la valeur du travail fait main. À cet effet, Nuria Carton de Grammont souligne : « Au-delà de la productivité et du capital qu’il constitue, le travail met en évidence un espace d’affirmation d’usages, de savoir-faire et de traditions ». Que ce soit par l’utilisation des techniques de tissage traditionnelles de la culture ouest africaine (Anyaeji), la transformation de vêtements (Ezcurra) ou la photographie d’agricultrices et agriculteurs issus de l’immigration (Singh), les artistes abordent non seulement le travail accompli par soi (en tant qu’individu), mais considèrent aussi les dimensions sociale, culturelle et politique qui modulent notre rapport au territoire.

 

Parcours sonore

Pour ceux et celles qui souhaitent poursuivre la visite au-delà des murs de la galerie, le duo d’artistes Béchard Hudon proposent un parcours sonore permettant de découvrir le territoire dans toutes ses subtilités. L’œuvre Les écouteurs (2011-en continu) se présente comme une déambulation sonore et contemplative, déjouant les contraintes productives du travail et aiguisant nos sens aux potentialités créatives.

Quand : disponible sur les heures d’ouverture du Centre d’exposition.

: parcours libre débutant à L’Imagier (9, rue Front, Gatineau).

Pour plus d’informations

 

Atelier créatif

Les potentialités créatives du territoire seront également abordées dans le cadre d’un atelier avec l’artiste florale et coureuse des bois Annie Lord. Promenade, cueillettes, discussion et conception de bouquets seront au programme.

Quand : 29 août, 10 h –12 h.

: Parc de L’Imaginaire (sur réservation).

Pour plus d’informations

 

Mesures sanitaires en vigueur 

Afin de s’assurer de la sécurité du public et des employés, L’Imagier a mis en place un ensemble de mesures suivant les recommandations de la CNESST. La visite de l’exposition s’effectuera selon un parcours débutant à l’entrée du bâtiment (9, rue Front) et se terminant dans le Parc de L’Imaginaire (rez-de-jardin). Le nombre de personnes présentes dans l’espace d’exposition sera limité dans le but de maintenir une distanciation physique de deux mètres entre les visiteurs. Les espaces partagés ainsi que l’équipement seront stérilisés minutieusement entre chaque utilisation.

 

Notices biographiques

Nuria Carton de Grammont est historienne de l’art, commissaire et chargée de cours à l’Université Concordia, spécialisée en art contemporain latino-américain et latino-canadien. Elle est arrivée au Québec en 2004 pour réaliser ses études de maitres à l’UQÀM et elle a obtenu son doctorat en histoire de l’art à l’Université Concordia. En tant que commissaire, elle a présenté plusieurs expositions d’art contemporain au Mexique et au Canada, notamment l’exposition Un, dos, tres por mí y mis compañeras. Performance latino-québécoise au Centre d’art contemporain Optica (2020), Gilberto Esparza. Plantas autofotosintéticas à Galerie de l’UQAM (2017). Elle a coréalisé l’installation artistique Objets personnels / Personal belonging / Objetos personales pour la collection permanente des Amériques du Musée des beaux-arts de Montréal où elle a été également consultante spécialisée pour la collection Arts du Tout-Monde. Elle est actuellement directrice et conservatrice à SBC Galerie d’art contemporain à Montréal. Elle a été invitée à plusieurs conférences nationales et internationales et a publié des articles spécialisés dans les revues Fractal, Esse arts + opinions, Inter-Art Actuel, Les Cahiers ALHIM, Artediseño, Oltreoceano et Archée et a coédité le livre Politics, Culture and Economy in Popular Practices in the Americas (Peter Lang, 2016).

 

Ifeoma U. Anyaeji est une artiste néo-traditionnelle nigérienne née à Benin City. Ayant grandie dans une société alimentée par les dualités des excès et de la répression, où l’art n’était pas encore accepté comme une profession « décente », Ifeoma a décidé de se lancer dans une carrière artistique à plein temps en explorant ses limites en tant que femme artiste, au-delà des normes de sa formation académique initiale en peinture. Anyaeji est titulaire d’une maîtrise en sculpture de l’Université de Washington à St Louis, aux États-Unis, d’un baccalauréat en peinture de l’Université du Bénin, au Nigéria, et est actuellement candidate au doctorat interdisciplinaire à l’Université Concordia. Elle a participé à plusieurs expositions en Afrique, en Europe et aux États-Unis, dont les expositions en cours : Les Éclaireurs – sculpteurs d’Afrique (Palais des Papes, France), Home: Contemporary African Artists Consider Place and Identity in Our Connected World (The Miller Gallery, Otterbein University, États-Unis). Elle participera également à l’exposition itinérante Plastic Entanglements: Ecology, Aesthetics, Materials (The Pennsylvania State University). Son œuvre fait partie de plusieurs collections, parmi lesquelles celles de la Fondation Blachère (Apt, France), de l’ambassade des États-Unis (Abuja, Nigéria) et du programme Art in Embassies, du département d’État américain, à Washington DC.

 

Maria Ezcurra est une artiste, éducatrice, chercheuse et mère née en Argentine, élevée au Mexique et vivant actuellement au Canada. Elle a participé à de nombreuses expositions dans le monde entier, notamment au Musée d’Art Moderne de Mexico, à la Carl Freedman Gallery au Royaume-Uni, à la Nuit Blanche à Toronto, au Musée des beaux-arts de Montréal et a tout récemment présenté une exposition individuelle à La Centrale à Montréal. Elle a obtenu un doctorat de l’Université Concordia avec le premier projet de doctorat en recherche-création présenté au Département d’éducation artistique. Elle enseigne actuellement l’art à la Faculté d’éducation de l’Université McGill. Elle est l’animatrice artistique de la McGill Art Hive, où elle développe des projets artistiques avec et pour les étudiants et les membres de communautés diverses, y compris les ateliers de codéveloppement et de facilitation artistique pour les enfants et les familles réfugiés à Montréal. Ses domaines de recherche sont les pratiques artistiques collaboratives et inclusives, le corps (dés)habillé des femmes, la violence de genre, la mémoire, l’identité et l’immigration.

 

Meera Margaret Singh est une artiste torontoise née à Winnipeg. Ayant étudiée en anthropologie et en histoire de l’art, Meera s’est d’abord intéressée à la photographie en tant qu’outil documentaire. Tout en poursuivant ses études en art (photographie) à l’Université OCAD, Meera a commencé à explorer les tensions entre le documentaire et la fiction. Elle cherche en outre à représenter la fluidité (de la culture, du genre, etc.), invitant ainsi le spectateur à soulever des questions sur son travail. À travers une succession de séries photographiques et plus récemment d’œuvres vidéo, Meera interroge les idées culturelles, physiques, géographiques et émotionnelles de déplacement et de suspension. Meera a été sélectionnée comme boursière et participante au Magnum Workshop avec la photographe internationale Alessandra Sanguinetti et pour une résidence internationale avec le photographe allemand Thomas Struth à l’Atlantic Center for the Arts en Floride. Son travail a été inclus dans de nombreuses expositions et festivals partout au Canada et aux États-Unis. Elle est actuellement professeure adjointe à la Faculté des arts de l’Université OCAD.

 

Catherine Béchard et Sabin Hudon (Béchard Hudon) sont établis à Montréal. Leur travail interdisciplinaire sonde les entre-espaces, les variations et les écarts subtils du temps. Il se situe au croisement de paramètres multiples que sont la vue et l’ouïe, la matérialité et sa résonance, le temps et l’espace, le mouvement et l’immobilité, le son, le silence et l’écoute. Ils s’intéressent aux lignes de rencontre, aux zones floues ou aux courbes de simultanéité qui façonnent nos expériences du territoire. Ils cherchent à solliciter une attention particulière aux temporalités alternatives des oscillations de la matière et de rendre compte des états du monde qui nous échappent en travaillant l’imperceptible.

 

Béchard Hudon ont pris part à de nombreuses expositions, notamment à la Triennale Banlieue à la Maison des arts de Laval (2018), à la Biennale nationale de sculpture contemporaine à Trois-Rivières (2018), au MA Musée d’art à Rouyn-Noranda (2018), à la Biennale internationale d’art numérique à Montréal (2016), au Mois Multi à Québec (2016), au Knockdown Center à Brooklyn, dans le cadre de l’événement Québec Digital Art in NYC (2015), à la triennale Device Art à Zagreb (2015) et au Musée national de Chine lors de l’exposition, ThingWorld: International Triennal of New Media Art (2014).

 

Annie Lord est une artiste florale et coureuse des bois vivant à Val-Morin dans les Laurentides. Après des études en arts visuels, en horticulture et en sciences environnementales, elle amorce une démarche comme « chercheuse-cueilleuse » de plantes sauvages. Souhaitant joindre le geste ancien de la cueillette à son métier comme fleuriste, ce travail amène l’artiste à explorer certains savoir-faire : parcourir les territoires à pieds, observer, chercher des plantes de proximité, les identifier et les récolter. Portée par une recherche intime comme artiste de la performance, sa démarche éclectique, amorcée en 2015, cherche à lier l’action de cueillir – étymologiquement « recueillir, rassembler » ou « (se) recueillir » – à sa propre relation au territoire, à la flore locale et à la découverte. En plus de ses services d’arrangements floraux sur mesure, Annie Lord propose des ateliers de cueillette exploratoires et s’implique dans différents projets d’art actuel.

 

Publication numérique en français

Pour en connaître davantage sur l’exposition, téléchargez notre publication numérique.

 

_

Le travail en soi / The work itself / El trabajo de uno

15 de agosto – 27 de septiembre de 2020

 

Un poco más que cinco meses después del inicio del cierre forzado, el equipo de L’Imagier abre sus puertas al público el 15 de agosto con la exposición Le travail en soi / The work itself / El trabajo de uno, de la curadora Nuria Carton de Grammont. Si bien el tema de la exposición ya estaba definido mucho antes del estallido de la crisis sanitaria, los temas que plantea resultan aún más relevantes hoy en día. Explorando el concepto del trabajo no solo como una actividad económica, sino también en su dimensión sociocultural, los artistas abordan temas sensibles, como el acrecentado modo de la productividad, la ecología, la desterritorialización, así como las nociones de identidad y pertenencia que derivan de estas.

 

Al centro de esta exposición encontramos las obras de tres mujeres artistas, Ifeoma U. Anyaeji (afro-nigeriana), Maria Ezcurra (latino-canadiense) y Meera Margareth Singh (indo-canadiense). Siguiendo su propia experiencia de migración, unen sus voces para considerar el trabajo desde una perspectiva de desarraigo. La curadora Nuria Carton de Grammont concibe la exposición como un polo de reflexión geopolítica. Ella explica: “[el trabajo] representa aquí una acción de reivindicación identitaria en su relación a la construcción del territorio tanto geográfico como sensorial”.

 

También, al centro de esta propuesta, está la voluntad de prestar especial atención al sistema de producción neoliberal y de renovar el valor del trabajo artesanal. En este sentido, Nuria Carton de Grammont enfatiza: “Más allá de la productividad y del capital que constituye, el trabajo define un espacio para la afirmación de usos, saberes y tradiciones”. Ya sea a través del uso de técnicas tradicionales de tejido de la cultura de África occidental (Anyaeji), de la transformación de la ropa (Ezcurra) o de la fotografía de agricultores inmigrantes (Singh), los artistas no solo abordan el trabajo realizado por uno mismo (como individuo), también consideran las dimensiones sociales, culturales y políticas que modulan nuestra relación con el territorio.

 

Recorrido sonoro

Para aquellos que desean continuar la visita al exterior de la galería, el dúo de artistas Béchard-Hudon ofrece un recorrido sonoro que les permite descubrir el territorio circundante en todas sus sutilezas. El trabajo Les Écouteurs (2011 -) es presentado como un paseo sonoro y contemplativo que evita las limitaciones productivas del trabajo y agudiza nuestros sentidos relativamente al potencial creativo.

Cuándo: El recorrido es disponible durante el horario de apertura del Centro de Exposiciones.

Dónde: El recorrido es gratuito y comienza en L’Imagier (9, rue Front, Gatineau).

Para más información

 

Taller creativo

El potencial creativo del área también será un tema de discusión durante de un taller impartido por la artista floral y coureuse des bois Annie Lord. El programa incluye caminatas, cosechas, discusiones y concepción de ramos.

Cuándo: El 29 de agosto, de 10 a.m. a 12 a.m.

Dónde: Parc de L’Imaginaire (con reserva).

Para más información

 

Medidas sanitarias

Para garantizar la seguridad del público y los empleados, L’Imagier ha implementado un conjunto de medidas que siguen las recomendaciones del CNESST. La visita a la exposición se constituye en trayecto que comienza en la entrada del edificio (9, rue Front) y termina en el Parc de L’Imaginaire (al nivel del jardín). El número de personas en el espacio de exhibición será limitado para poder mantener una distancia física de dos metros entre los visitantes. Los espacios y equipos compartidos serán completamente esterilizados.

 

Biografías

Nuria Carton de Grammont es historiadora del arte, curadora y profesora en la Universidad Concordia, especializada en arte contemporáneo latinoamericano y latino canadiense. Llegó a Quebec en 2004 para completar sus estudios de maestría en la UQÀM y obtuvo su doctorado en Historia del Arte de la Universidad de Concordia. Como curadora, ha presentado varias exposiciones de arte contemporáneo en México y Canadá, incluyendo Un, dos, tres por mí y mis compañeras. Performance latino-quebequense en el Centre d’art contemporain Optica (2020), Gilberto Esparza. Plantas autofotosintéticas en la Galería de l’UQAM (2017). Ella coprodujo la instalación artística Objets personnels / Personal belonging / Objetos personales para la colección permanente de las Américas en el Museo de Bellas Artes de Montreal, donde también fue consultora especializada para la colección Arts du Tout-Monde. Actualmente es directora y curadora en la Galería de Arte Contemporáneo SBC en Montreal. Ha sido invitada a dar varias conferencias nacionalmente e internacionalmente y ha publicado artículos especializados en las revistas Fractal, Esse arts + opinion, Inter-Art Actuel, Les Cahiers ALHIM, Artediseño, Oltreoceano y Archee. También Coeditó el libro, Politics, Culture and Economy in Popular Practices in the Americas (Peter Lang, 2016).

 

Ifeoma U. Anyaeji es un artista neo-tradicional nigeriana nacida en la ciudad de Benin. Al crecer en una sociedad alimentada por la dualidad de los excesos y la represión, donde el arte aún no se había aceptado como una profesión “decente”, Ifeoma decidió abarcar el arte como una carrera de tiempo completo, explorando sus límites como mujer artista más allá de las convenciones de su formación académica inicial en pintura. Anyaeji posee una maestría en escultura de la Universidad de Washington en St-Louis, EE. UU, una licenciatura en pintura de la Universidad de Benin, Nigeria y es actualmente candidata al doctorado interdisciplinario. Ha participado en varias exposiciones en África, Europa y Estados Unidos, incluidas las exposiciones en curso: Les Éclaireurs – sculpteurs d’Afrique (Palais des Papes, France), Home: Contemporary African Artists Consider Place and Identity in Our Connected World (The Miller Gallery, Otterbein University, États-Unis). Las próximas exposiciones incluyen la exposición itinerante Plastic Entanglements: Ecology, Aesthetics, Materials (The Pennsylvania State University). Sus obras forman partes de varias colecciones de varias instituciones, entre las cuales están la Fundación Blachère (Apt, Francia), La Embajada de los Estados Unidos (Abuja, Nigeria), y El programa Art in Embassies, del Departamento de Estado de los Estados Unidos, Washington DC.

 

Maria Ezcurra es artista, educadora, investigadora y madre nacida en Argentina, criada en México y actualmente viviendo en Canadá. Ha participado en numerosas exhibiciones en todo el mundo, incluyendo en el Museo de Arte Moderno de la Ciudad de México, en la Galería Carl Freedman en el Reino Unido, en la Nuit Blanche en Toronto, el Museo de Bellas Artes de Montreal y ha presentado recientemente una exposición individual en la Galería La Centrale. Obtuvo un doctorado en la Universidad de Concordia con el primer proyecto de doctorado de investigación y creación presentado en el Departamento de Educación Artística, y actualmente enseña arte en la Facultad de Educación de la Universidad McGill. Es la facilitadora de arte del McGill Art Hive, donde desarrolla proyectos de arte con y para estudiantes y otras comunidades, incluyendo el desarrollo conjunto y la facilitación de talleres de arte para niños y familias refugiados en Montreal. Sus áreas de investigación son las prácticas artísticas colaborativas e inclusivas, el cuerpo de mujer (sin vestir), la violencia de género, la memoria, la identidad y la inmigración.

 

Meera Margaret Singh es una artista nacida en Winnipeg, y viviendo actualmente en Toronto. Con experiencia en antropología e historia del arte, Meera se interesó a la fotografía como herramienta documental. Mientras cursaba su licenciatura en Bellas Artes en la Universidad OCAD (Fotografía), Meera comenzó a explorar la tensión entre el documental y la ficción. Ella busca representar la fluidez (de cultura, de género, etc.), incitando el espectador a interrogarse sobre sus propias condiciones laborales. A través de una sucesión de series fotográficas y más recientemente de obras en video, Meera ha cuestionado e interrogado ideas culturales, físicas, geográficas y emocionales relativas al desplazamiento y la suspensión. Meera ha sido seleccionada como ganadora de una beca y como participante en el Taller Magnum con la fotógrafa internacional Alessandra Sanguinetti. También fue seleccionada en una residencia artística internacional con el fotógrafo alemán Thomas Struth en el Atlantic Center for the Arts en Florida. Su trabajo ha sido incluido en numerosas exposiciones y festivales en Canadá y Estados Unidos. Actualmente es profesora asistente de la Facultad de Artes de la Universidad OCAD.

 

Catherine Béchard et Sabin Hudon (Béchard Hudon) viven en Montreal. Su trabajo interdisciplinario sondea los espacios intermedios, y las variaciones y las brechas sutiles del tiempo. Se ubica en la encrucijada de múltiples parámetros: entre vista y oído, materialidad y su resonancia, tiempo y espacio, movimiento y quietud, sonido, silencio y escucha. Les interesan las líneas de encuentro, las áreas borrosas o las curvas de simultaneidad que dan forma a nuestras experiencias del territorio. Buscan dirigir la atención particularmente hacia las temporalidades alternas de las oscilaciones de la materia y tomar en cuenta los estados elusivos del mundo trabajando en lo imperceptible.

 

Béchard Hudon han participado en numerosas exposiciones, incluyendo la Triennale Banlieue, Maison des arts de Laval (2018), la Biennal nationale de sculpture contemporaine, Trois-Rivieres (2018), en el MA Musée d’art ,Rouyn-Noranda (2018), en la Biennale Internationale d’Art Numérique, Montreal (2016), en Mois Multi, Québec (2016), en el Centro Knockdown, Brooklyn, como parte del evento Quebec Digital Art en NYC (2015), en la trienal Device Art, Zagreb (2015) y en el Museo Nacional de China durante la exposición ThingWorld: International Triennal of New Media Art (2014).

 

Annie Lord es una artista floral y coureuse des bois, que vive en Val-Morin en las Laurentides. Después de estudiar artes visuales, horticultura y ciencias ambientales, Annie comenzó a trabajar como “investigadora-recolectora” de plantas silvestres. Su deseo de unir el antiguo gesto de la recolección al de su profesión como florista, la lleva a explorar ciertos saberes, como recorrer el territorio a pie, la observación, la búsqueda de plantas a proximidad, su identificación y cosecha. Motivada por una investigación íntima como artista del performance, su enfoque ecléctico iniciado en 2015, busca vincular la acción de reunir, etimológicamente “recolectar, ensamblar” o (recolectar(se)), a la propia relación con el territorio, con la flora local y el descubrimiento. Además de sus servicios de arreglos florales personalizados, Annie Lord ofrece talleres exploratorios de recolección y participa en varios proyectos de arte actual.

 

Publicación digital en español

Para saber más sobre la exposición, descargue nuestra publicación digital.

 

* Meera Margaret Singh, George, série Farmland, photographie numérique, 2011.

Devenir membre

Devenir membre vous permet de partinicper aux activités exclusives.
Devenez membre

Dons

Avec votre soutien, nous pouvons partager l'art avec notre communauté!
Faites un don

Infolettre

Restez à l’affût de nos activités. Soyez les premiers informés.
Inscrivez-vous